Qui était Monsieur Lestarquit ?

Qui était Monsieur Lestarquit ?

 C’est vers 1815 qu’Adrien  Joseph Lestarquit originaire de Lessines, petite localité du Hainaut située dans le voisinage de Tournai, ayant compris de bonne heure combien notre région du Nord se prêtait à la culture de la chicorée  (+ 1843 à La Bassée) vint s’établir à Annoeullin et y installa presque immédiatement cette culture.

  En 1818, M. Adrien Lestarquit créa, pour la préparation des chicorées, l’établissement de La Bassée situé rue de Lille, en même temps qu’il décidait un grand nombre de fermiers des environs à entreprendre la culture de ces produits. En 1830, l’entreprise qui avait déjà pris un très large développement passa entre les mains de ses deux fils qui construisirent une nouvelle usine rue de Lens en 1836 (Où se situe la maison de la presse actuellement) à condition que la cheminée prévue ait une élévation de 20 mètres, et qu’elle ne comprenne aucun élément de cuivre. (ADN 4K415/450).

Emplacement de l’usine Lestarquit rue de Lens

 Le couple eut deux fils,

1- Joseph Alexis (1814 à Lessines – 1882 à La Bassée) qui épousa Aglaée Catherine Delannoy.

2-  Louis Adrien (1823 à La Bassée – +1897 à Salomé) qui épousa à Estaires le 18 janvier 1858 Estelle Gamelin.

Les deux frères reprirent l’entreprise de leur père qui devint l’une des plus importantes de la région en matière de production de chicorée.

C’est Edmond Joseph (1858-1906) fils de Joseph Alexis, qui racheta les parts de l’entreprise qu’avaient héritées sa mère et ses sœurs, Aglaée domiciliée à Amiens et Zoé Stéphanie à Bruxelles. Elu maire de Salomé, installé au château de Coisnes (Dit « château Lestarquit »), Edmond Joseph décéda à Nice en mars 1906 et fut inhumé à La Bassée.

En mai 1908, 2 ans après  son décès, Mme Marie Eugénie Josephine Bresselle (1860 – 1930), son épouse, qui avait repris la direction de l’usine, fit donation à la ville d’une de ses propriétés qui reliait la rue de Lille au rivage de la ville.

Bernard Deleplanque

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1er mai 1908. Abandon de la rue Lestarquit à la ville de La Bassée.

Je soussignée

Madame Marie Bresselle, propriétaire demeurant au château de Coisne, commune de Salomé, veuve de Monsieur Edmond Lestarquit.

    M’engage à céder gratuitement en toute propriété, le sol de la rue qui a été ouverte il y a quelques années déjà, dans une de mes propriétés et qui, partant du calvaire, relie la rue de Lille à la place du rivage.

   1er.  A charge par la ville de La Bassée, de conserver à perpétuité, à cette rue, le nom de « Edmond Lestarquit » et de l’entretenir à ses frais.

   2e.  A charge également par la ville de La Bassée d’y établir la canalisation du gaz ou autre méthode d’éclairage et de l’éclairer au moins par deux réverbères ou autres appareils.

Je m’engage en outre, avant la remise de cette rue à la ville, de la faire paver entièrement à mes frais en grès neufs.

Donné à Salomé, le premier mai mil neuf cent huit. Me Bresselle

(ADN 2O321/262 ).

Collection privée Bernard DELEPLANQUE